vendredi 30 octobre 2009

"Micmacs à Tire-Larigot" de J.-P. Jeunet


Son père a explosé avec une mine en Algérie. Lui, a reçu une balle perdue dans la tête qui peut l'achever à tout moment. Bazil en a marre. Il décide de se venger des deux marchands d'armes concernés avec l'aide d'une bande de chiffoniers plein de malice rencontrés dans une décharge...

Jeunet a beau faire du "Jeunet", ça manque pas d'idées ni de génie et le spectacle n'est jamais décevant, en grande partie grâce aux deux couples hilarants Boon/Ferrier et Dussolier/Marié. Il y a un certain air de Delicatessen dans cette farce révoltée.


dimanche 25 octobre 2009

"Le Petit Nicolas" de Laurent Tirard


Le Petit Nicolas de Sempé et Goscinny a une chouette vie entouré de ses parents et de sa bande de copains, mais quand un jour il croit deviner l'arrivée proche d'un petit frère, tout s'écroule.

On pourra dire que c'est une adaptation un peu timide, qui n'ose s'aventurer trop loin dans l'absurde et la drôlerie, mais c'est par respect de l'œuvre originale plus que par méprise de la part de Laurent Tirard qui accouche d'un film très agréable.


jeudi 16 juillet 2009

"La journée de la jupe" de J.-P. Lilienfeld

Prof de lettres dans un collège de banlieue peu favorisée, Sonia entre dans la salle de théâtre avec sa classe pour un cours sur Molière. Elle surprend une altercation entre deux garçons, un pistolet tombe d'un des sacs : elle décide sous l'effet du stress de prendre la classe en otage...

Quelle bonne surprise qu'avec ce sujet casse-gueule "anti-Entre les murs" Lilienfeld ait réussi, en envoyant valser toute victimisation des personnages, à fabriquer un huis-clos prenant au scénario lucide qui utilise la caricature sans excès de zèle et rend l'agaçante Adjani plutôt admirable !


mercredi 10 juin 2009

"Antichrist" de Lars Von Trier


Un jeune enfant se tue accidentellement en tombant d'une fenêtre alors que ses parents font l'amour. N'arrivant pas à l'accepter, ces derniers se retirent à Eden, un chalet abandonné au milieu de la forêt. Lui, thérapeute, entreprend une psychanalyse sur son épouse mais celle-ci agit de plus en plus violemment et bizarrement...

Difficile d'apprécier vraiment cet objet si particulier qui oscille entre drame horrifique et mise en image psychanalytique, outre l'interprétation excellente des deux protagonistes et la plastique très soignée de l'œuvre. Angoissant et bluffant par sa mise en scène mais parfois prétentieux et pataud par son scénario.

dimanche 5 avril 2009

"Gran Torino" de Clint Eastwood


Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée. Pilier de bar veuf depuis peu, solitaire et intransigeant, il vit dans un quartier peuplé d'immigrés asiatiques qu'il méprise, jusqu'au jour où il s'éprend d'amitié pour Sue et Thao les enfants de ses voisins, suite à une altercation avec ce-dernier qui, poussé par un gang, avait tenté de lui voler sa belle Ford Gran Torino.

"Clint Eastwood is back", le maître est de retour, plus vite qu'on ne l'attendait : la signature est parfaite, on ne peut que s'incliner. Il sublime l'oeuvre par un à-propos et une simplicité déconcertants, d'un seul plan, d'une seule mimique, et nous touche au plus profond par un traitement sans concession. A noter le scenario de Nick Schenk dont c'est la première fois au cinéma. Peut-être le plus beau film de Clint à ce jour, j'arrête là, j'ai dépassé les trois lignes.


jeudi 2 avril 2009

"Harvey Milk" de Gus Van Sant

Les huit dernières années de la vie de Harvey Milk, premier homme politique ouvertement gay aux Etats-Unis, élu à la mairie de San Francisco, connu pour ses combats contre l'intolérance envers les communauté isolées, mort assassiné par son collègue Dan White.

Grande cause, grand personnage, grand film, grand acteur : que dire de plus sur cette fresque contemporaine à la fois didactique et tellement personnelle qui sublime son scénario par une réalisation fantastique et une direction d'acteurs hors-pairs ?


"Let's make money" de Erwin Wagenhofer


Des champs de coton en perdition du Burkina jusqu'au moelleuses banques de Jersey le paradis fiscal, le voyage hallucinant des capitaux qui transitent forcément par le portefeuille de gros traders ou patrons visqueux qui ne vivent que pour "faire de l'argent".

Intéressant, intéressant... mais complexe, tellement complexe sans un minimum de connaissance de l'économie capitaliste. On s'y outre, on s'en étourdit, on s'y égare, mais toutefois le propos, lui, reste net.